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Reunion 8.05, l’outil à tisser des liens…

Généalogie

dans usages

Non, non, rien à voir avec la chanson de Brassens “Quand on est plus de quatre, on est une bande de cons…”… Au contraire, voici une application assez simple qui va vous permettre de comprendre pourquoi Monique est bien votre cousine par le frère de votre grand-mère…

Généalogie, voilà la maître mot.

Jusqu’à ces dernières années, avant d’avoir des enfants, je m’en tapais comme de l’an Quarante. Certes, dans ma famille, c’était plutôt des taiseux : on ne parlait pas trop du reste de la famille.

Trop d’histoires les séparaient comme l’attitude de certains cousins éloignés pendant la dernière guerre, des querelles d’héritage, des disputes imbéciles quand ce n’était pas des brouilles pour des motifs puérils comme en recèlent toutes les familles dès que l’on gratte un peu. Depuis peu, une sorte de pulsion soudaine m’a envahi.

Pas totalement idiot de leur expliquer ce que j’ai moi-même du mal à comprendre : d’où l’on vient, de quels coins du monde, etc. D’autant que les sources familiales se tarissent par manque de combattants. Cette recherche, c’était le souhait de l’un de mes éventuels cousins lointains potentiels, Bertrand. Notez que Bertrand et moi, on ne sait toujours pas si on est ou non cousins, mais peut importe, on s’est trouvés !

Bref, au lieu de tout consigner par écrit sur des feuilles volantes, je me suis dit que le plus simple était de m’offrir un outil à tisser des liens familiaux, et hop, Reunion s’est imposé à moi. Alors ne me demandez pas de vous faire un cours ou, plus simplement, de vous expliquer tout ce que l’on peut faire avec cet outil.

Dans mon cas, l’idée était de partir de mes deux mômes, les raccorder à leurs parents (facile !), puis à leurs grands-parents (…facile). Bon, au delà, c’est devenu un poil plus compliqué, et après franchement bordélique…!

Bon, je ne vais pas vous montrer ma famille sur une copie d’écran, les racines de mes enfants vont du nord de la France (Famille Geignon dont l’ancêtre, François, était mineur de fond), en passant par la Belgique — avec un héroïque grand-père — la Charente (Famille Pattedoie, des descendants (dit la légende) de lépreux de l’île d’Oléron), le Piémont (val d’Aoste), la Bretagne, le Loiret, la Dordogne ou la Suisse…

C’est mon histoire et vous, vous avez la vôtre à construire, avec quelques certitudes et pas mal de trous !

C’est d’ailleurs le plus énervant, cette recherche du maillon manquant : on interroge la famille et, bizarrement, pas de détails, des rumeurs, des ouï-dire… Reste à interroger l’état civil (vaste tâche), commencer ses propres battues, faire les monuments aux morts, chercher dans les pages jaunes, expédier des e.mails à des homonymes sans espoir même de réponse ! Merci d’ailleurs à tous ceux qui ne m’ont pas même répondu ! Hormis Bertrand, évidemment !

Un outil puissant que l’on peut utiliser superficiellement

Heureusement, Reunion est livré avec quelques exemples parlants et connus dont l’historique famille Kennedy (mais sans les liaisons extra-conjugales… un oubli peut être ?!).

Pourtant cette application vous permet de relier votre arrière grand-tante à ses trois époux, de créer des fiches biographiques précises sur les divers marmots obtenus et leurs propres rejetons, d’ajouter des informations de tous ordres (…pour autant que l’on possède des informations, CQFD) sur chaque membre de la tribu, même des photos ou portraits et, surtout, de représenter graphiquement toutes ces filiations.

L’outil graphique ressemble à une sorte de MacDraw génalogique avec nombre d’options (gestions des boites, de leur contenu, etc.). sans oublier des représentations standards qui vous dessinent une lignée de cinq générations en trois clics. Tout cela s’exporte, s’imprime sans difficultés. Il paraît même que c’est compatible avec des normes généalogiques internationales mais là, je l’avoue, cela me passe à quelques encablures.

Plus intéressant si vous souhaitez partager vos découvertes (oui, je le veux !), Reunion vous propose de créer un site web avec un index général et des fiches .html par personne avec les liens ascendants et descendants, de spécifier sur quelle profondeur (en terme de générations) vous souhaiter le réaliser et, évidemment, le mettre en forme avec tout plein d’options assez moches mais efficaces.

Bref, pour ceux qui ont envie de tricoter leur généalogie en sachant que l’application a de la puissance sous le pied, mais là n’est pas mon propos ! In English only. Cela tourne sous OSX et sous OS 8.5 jusqu’à 9.2

Où trouver cette application ?

Le site de Leister Cela coûte 99 US$ : Achat sur le web seulement me semble-il…

Si vous l’achetez via le site, l’éditeur vous expédie le CD-Rom par la poste (c’est comme cela que j’ai fait) Une démo limitée à 35 personnes dans un fichier est disponible. Réunion est traduit en Français par Pierre Lalonde et Bruno Callais depuis la version 6…

Vous pourrez le trouver la version 8.03 pour OSX ici

le 17/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

PitStop Professional 6

Désormais sous OSX

dans usages

Que de chemin parcouru avec PitStop ! Cet outil fait partie des “indispensables” pour tous ceux qui manipulent des fichiers .pdf régulièrement. Que ce soit pour corriger une ligne de texte, changer une couleur, une image, une épaisseur de trait ou le format du .pdf lui-même… Mieux encore, Enfocus vous propose 30 jours d’essai sans limitation d’usage…

Ne me dites pas que c’est compliqué à essayer… L’installeur vous propose d’emblée de choisir entre OS 9 et OSX et, sous OSX, de choisir entre la version 5 et 6. À l’issue de l’installation, Acrobat est lancé et hop, vous avez droit à la lecture d’un fichier… .pdf (!) qui vous dit tout sur les nouveautés : simple et efficace ! Une boîte de dialogue vous demande néanmoins d’entrer quelques infos personnelles et ensuite, accès direct à une sorte de mini formation fort bien faite… (à noter que cette dernière est réalisée sous FrameMaker, d’ailleurs, message personnel à Adobe : à quand une version FrameMaker pour OSX ?!).

Mais je m’égare. Cette petite formation permet de faire le tour rapide des outils et difficile de ne pas succomber tant c’est simple et efficace…

Mais à quoi cela sert ?

Bonne question… Prenons un exemple simple dans lequel vous allez certainement vous reconnaître. Vous venez de distiller aux petits oignons un gros .ps depuis InDesign. Distiller 6 a pris le relais et vient de générer à son tour un superbe fichier.pdf haute résolution que vous avez pris soin de mettre sur le serveur. Et vous êtes passés à autre chose, fermé InDesign, les typos qui vont bien car bon, là c’est sous GoLIve ou autre que le devoir vous appelle.

Dix minutes plus tard, coup de téléphone affolé : malgré les trois BAT, il reste un petit truc à changer (couleur, taille, typo, à vous de vous souvenir de la dernière modification en urgence que vous avez faite) !

Alternative simple : soit ouvrir à nouveau InDesign, corriger, générer un nouveau fichier .ps, distiller, contrôler sous Acrobat… Soit n’ouvrir que Acrobat allié à son fidèle PitStop !

Bon, inutile de raconter la fin du film, lls vécurent heureux et eurent des tas d’enfants…

Comment cela se passe ?

PitStop ajoute tout simplement ses propres outils et zones de dialogue dans celles de Acrobat, démultipliant la puissance de traitement de ce dernier. Du coup, ces fonctionnalités supplémentaires vous permettent des trucs assez chouettes comme ajouter un logotype en bas à droite à 8 mm du bord sur 120 pages sans effort (sauf celui de bien comprendre comment cela se scripte), de changer la taille physique du fichier, ajouter des abeilles, etc. Et, comme le souligne l’éditeur, de corriger une centaine d’erreurs typiques…

PitStop dispose d’une fonction de recherche remplacement que vous pouvez paramétrer de manière très fine. Pour mon propre usage, c’est déjà une bonne moitié de mes besoins en corrections courantes. Au pire, si vous vous êtes planté, la fonction annuler reste disponible pour réaliser une nouvelle tentative, c’est comme cela que j’ai appris à m’en servir ! A noter que PitStop est fourni avec des tas de scripts prêts à l’emploi (mais pas toujours traduits dans la langue de Molière). Par ailleurs, si vous devez régulièrement changer certaines choses comme une couleur pour une autre, sachez que vous pouvez comme dans les versions précédentes stocker des couleurs de référence.

Du coup, ce n’est pas très compliqué (façon de parler) de prendre un script existant et l’adapter à son usage. Cette prise en main permet du coup de se rendre compte de la diversité des fonctions disponibles. Assurez vous néanmoins de n’agir que sur des copies de fichiers .pdf : la fonction Annuler fait des miracles mais pas en toutes circonstances. Compliqué après ce cours et 30 jours d’usage de s’en passer !

Et alors, où le trouve-on ? Le site de Enfocus ou encore chez Quartet (à noter que Quartet présentera ce produit à InterGraphic 2004, les 14, 15 & 16 janvier (Palais des Congrès - Porte Maillot - Paris)

Mise à niveau de 5.x vers 6.0 pour $149 / 149 €
Mise à niveau de 4.5 ou 4.6 vers 6.0 pour $249 / 249 €

C’est là que l’on se dit que ce serait pas mal de l’acquérir en dollars (à l’époque le taux de conversion était largement différent)…

le 12/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère… | 3

Vie antérieure…

dans groummphh | mémoire | vieillir

Épisodes : un | deux | trois | quatre

Suite…

Lisa et ses 85 KF à amortir (sic !), ne dura pas une éternité, suffisamment néanmoins pour être transformé en Macintosh XL mais avec le fameux problème dit des …pixels — carrés sur le Mac, alors que Lisa affichait des pixels rectangulaires…
Et l’on passa à MacDraw !
Explication…

Très vite, Lisa s’avéra être un échec marketing malgré son avance technologique incomparable.
Nous convertîmes début 1985 notre Lisa en Macintosh XL

Du coup, LisaDraw devint MacDraw mais nous perdîmes la suite Lisa 7/7, sorte d’Office à la sauce Apple.
Pour les graphiques, nous nous sommes convertis à Microsoft Chart (qui avec Microsoft Multiplan, devint …Microsoft Excel).

Pourtant, les choses se sont accélérées une seconde fois avec l’arrivée de l’imprimante laser… en 1985…!

Fin 85, début 86, les sociétés de conseil nous suivirent dans notre aventure (je me souviens de l’étonnement de nos clients) et s’équipèrent en Macintosh.

Même si quelques-unes (…pas de noms, pas de noms !) nous avaient conseillé (hihi !) de travailler avec des machines sérieuses (…du matériel Victor ou Gateway) avant de basculer, à leur tour, sur Mac.

La laserWriter, une révolution aussi importante que l’ordinateur

Voici certainement le périphérique qui transforma ce métier et tant d’autres : avec l’impression impeccable des caractères PostScript, le lissage des courbes de bézier des graphiques réalisés sous MacDraw, les sorties papier devenaient parfaites.
Et nombre de professions s’en trouvèrent bouleversées.

Des pans entiers des Arts Graphiques et de l’imprimerie ne comprirent pas qu’ils étaient condamnés s’ils ne bougeaient pas. Les photocompositeurs survécurent quelques années avant de fermer.

Mais revenons à notre propos : en moins de deux ans, nous abandonnâmes Rotrings, Gutta et cutter pour créer toutes les présentations directement à l’écran.

Mieux encore, avec des sorties quasi parfaites sur l’imprimante Laser en haute résolution, le banc photo Agfa n’était utilisé que pour réaliser le film inversible (le lith) propres aux diapos.

La Composphère n’était plus d’actualité, il était plus facile de saisir et de changer de typographie directement à l’écran.

Exit les cartes magnétiques : le Macintosh, la LaserWriter et le lecteur de disquette 1.4 révolutionnèrent les présentations visuelles.

Couleur et impression sur pellicule

Puis la couleur arriva sur l’écran avec les premiers écrans 13 pouces et les Macintosh II fx ou II ci.

Les softs s’adaptèrent assez vite. Il me semble que c’est MacDraw II qui supporta le premier la couleur.

La troisième accélération fut l’œuvre d’autres périphériques, ceux qui permirent d’impressionner directement les émulsions photos.

Laser Graphics commercialisa son fameux Personnel LFR ou LFR Plus dans les années quatre-vingt-dix, un imageur qui permettait de shooter sur Ektachrome directement les images en couleurs préparées sous MacDraw et enregistrées au format PICT.

Un long tube terminé par un appareil photographique et une focale 35 mm permettait de photographier toutes les vues en les affichant sur un écran haute définition noir et blanc mais avec un dispositif de trois filtres RVB monté sur une platine circulaire couplé à une opération de superposition (une vue était égale à la superposition de trois vues filtrées, une rouge, une bleue et une verte).

Ces imageurs succédaient aux Montages FR1 et FR 2 de Presentation Technologies. Ces produits permettaient de sortir des diapos avec une définition de 4000 lignes, voire de 8000 lignes pour les tous derniers modèles commercialisés alors.

Certes, le temps de shooting était long, 5 minutes en moyenne par vue, mais ce n’était rien en regard des méthodes précédentes ! Quasiment plus d’intervention humaine, plus d’odeurs de chimie dans le studio…

Les précédents process connurent à leur tour le sort de la Composphère : plus besoin de banc photo arts graphiques, plus de chimie, de zip ou de table lumineuse, plus besoin de retouches : juste la mise en couleurs à l’écran.

Bref, en quelques années et en trois grandes étapes, la chaîne de production avait perdu nombre de ses maillons (ou de ses freins) en production.

Elle s’était concentrée en quelques outils et opérations élémentaires.
Et à la portée d’un seul opérateur.

Mais process encore trop long au gré de certains.

Et le vidéoprojecteur fût !

Malgré une rationalisation des outils, la réalisation de diapos restait une étape trop longue en terme de délais de fabrication et ce malgré la superbe qualité des ektachromes projetées plein pot lors de grands meetings d’entreprise.

Nous utilisions des projecteurs Simda, des 250 ou 400 watts refroidis par des ventilateurs spécifiques, avec des lampes à vapeur métallique (ou xenon), des engins qui atteignent 5000 lumens !

Mais dans le monde du conseil désormais lourdement informatisé, l’idée de pouvoir modifier sa présentation jusqu’à la dernière minute, restait dans l’air…

Jusqu’au moment où les premiers vidéo projecteurs portables furent disponibles à des prix raisonnables.

Et là, je ne parle pas des premiers Barco que nous utilisions pour des séminaires ! Imaginez des monstres loués à prix d’or et affichant une image de 640 par 480 pixels, du matériel qui nécessitaient la présence d’un technicien 3 heures avant la présentation pour régler le parallélisme… !

Désormais nous utilisions des vidéo projecteurs lumineux, légers, se connectant en un quart de seconde à un portable. La résolution tutoyait les 1024 par 768 pixels, 3200 lumens pour une machine de moins de 6 kg… En 2025, de l’image 4K avec 37 500 lumens…

Ils sont loin les projecteurs de diapositives Simda, leur site ne répond plus.

Beaucoup de prétendants

Il restait nombre de points à améliorer au niveau de l’application même qui permettait de réaliser ces présentations.

Si MacDraw (II puis Pro), tout premier produit vectoriel, successeur de LisaDraw (et bien avant Illustrator) était désormais bien installé, cela n’empêchait pas les prétendants de se bousculer.

MORE, poussé en France par Bruno Rives, sortit des cartons mais n’arriva pas à s’imposer malgré un fabuleux mode plan découlant de Think-Thank et des tas de fonctionnalités devenues banales aujourd’hui comme les effets de transition entre slides.

Passèrent des produits assez sophistiqués comme StandOut de Letraset, Persuasion d’Aldus (…avant d’être racheté par Adobe) qui tournait déjà en version 2.1 sous Mac et PC ou encore Cricket Presents avec Cricket Graph, produit qui s’écroula avec la sortie de sa version III. Sans oublier quelques ovnis comme ChartMaker ou d’autres.

Et, bien évidemment, PowerPoint de Forethought. Ce produit né sous Macintosh montrait la voie de ce que devait être un outil simple de présentation visuelle : rustique, simple d’emploi (…à l’époque !) et gérant bien la couleur.

Pourtant, très vite, cette application s’éclipsa, rachetée par Microsoft en 1987.

En fait, il semble que ce n’est pas ce produit qui intéressait Microsoft mais Filemaker. Malheureusement (…ou heureusement selon le point de vue que l’on adaopte), une clause permit aux développeurs de se dégager et Microsoft se retrouva avec cette acquisition qui, du coup, fût intégrée à Office puis portée sur Windows.

Les sociétés de conseil restèrent un temps sur MacDraw car cette application était simple à utiliser, répondait bien à leurs besoins de base et surtout facile à apprendre.

Il faut se se rappeler que MacDraw est une sorte de Jeep, d’outil à tout faire (s…ouvenez-vous du premier livre d’Andréas Pfeiffer, réalisé à 100 % sous MacDraw), rustique et solide.

Et quand on choisit un produit dans l’univers du conseil, avec des bureaux dans le monde entier, on fait un choix pour pas mal d’années. D’autant que des tas de présentations furent produites et que l’on réutilise fréquemment des graphiques essentiels d’une présentation à une autre.

Par ailleurs, les graphiques copiés/collés d’Excel se manipulaient bien sous MacDraw.

Sans oublier qu’un seul fichier MacDraw supportait largement une présentation complète constituée de nombreuses slides…
Bref, tout semblait aller pour le mieux.

Quelques erreurs en série…

Apple fit d’une certaine manière son propre malheur en créant en juillet 1987 Claris, éditeur indépendant mais filiale à 100 % d’Apple.

La première erreur fut de sortir à tout prix deux produits à partir de MacDraw Pro, à savoir ClarisDraw et ClarisImpact.

L’idée des marketeurs de l’époque était d’augmenter le nombre d’utilisateurs. ClarisDraw étaient prévu pour les architectes, pour des usages techniques. ClarisImpact était dédié aux présentations visuelles.

Hérésie d’autant que l’on avait besoin de l’ensemble des fonctionnalités des deux produits qui avaient été stupidement segmentées…

Déjà nos clients ne surent pas quelle version choisir ! Et restèrent pour la majorité sur MacDraw Pro (…en tous cas pour ceux avec qui nous bossions à l’époque).

Une seconde erreur fut de ne pas avoir proposé immédiatement une version PC de MacDraw Pro.

Or Microsoft tira le premier avec PowerPoint 3, dès 92 sous Windows 3.1 et Mac.

La version 4 lui succéda en 94. Avec quelques points forts comme l’intégration des graphiques depuis Excel et du mode plan de Word.

Claris se rattrapa avec la sortie de Claris Impact II en 95 mais c’était déjà trop tard.

Pourtant Claris Impact II possédait un grapheur intégré, un outil de réalisation de tableaux, une fonction de vues miniatures pour trier et modifier l’ordre des slides…

Mais, si les décisions se prennent lentement, elles engagent pour longtemps (bis repetita).

Apple avait portant un parc étonnant de MacDraw et MacDraw Pro installés aux 4 coins de la planète. Mais la migration vers PowerPoint se fit très vite.

Avec cet argument quasi imparable : la compatibilité PC rassurante avec l’informatique habituelle des clients.

La messe était dite d’autant que Claris commençait à ne plus exister face à la pression de Microsoft et des autres éditeurs.

À la fin 2002, il ne restait plus que PowerPoint comme outil de PREAO, Persuasion ayant été retiré du catalogue d’Adobe.

Keynote, un fabuleux produit pour qui ?

Bien que ne réalisant plus de présentations visuelles depuis quelques années, nos concurrents ayant également déserté les cabinets de conseil, j’ai téléchargé Keynote dans la semaine qui a suivi son annonce par Steve Jobs.

Et j’ai eu le plaisir de réaliser une présentation “Corporate” pour l’un de nos clients.

Toute la présentation ayant été enregistrée en QuickTime, ce fut un bonheur de mélanger photos, effets, illustrations réalisées sous Illustrator et de découvrir qu’il était facile de créer nos propres thèmes.

Je vous engage à (re)lire le papier de François Cunéo sur cuk pour en savoir plus.

Et pourtant, qui va utiliser ce fabuleux produit ?
Les consultants que je connais ne jurent désormais plus que par PowerPoint !

Dommage car leurs présentations stéréotypées retrouveraient une certaine fraîcheur et, surtout, un peu de cette qualité graphique des années quatre-vingt !

Épisodes : un | deux | trois | quatre

le 06/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #